L’écologie

La prise en compte des enjeux écologiques amènent à de nombreuses réflexions sur les choix et les habitudes de consommation. Ces profondes interrogations ont une résonance toute particulière dans le trail qui nous amène à être au contact direct de la nature, mais sur laquelle notre activité a également un impact non négligeable. En effet, organiser un événement de grande ampleur, qu’il soit sportif ou non, entraîne de fait un impact : production de déchets, déplacement de personnes…
Nous en avons conscience et nous nous investissons depuis de nombreuses années autour des actions concrètes pour limiter l’impact écologique de l’évènement.

Nous avons mis en place des actions concrètes dès la création de l’évènement et nous continuons années après années à nous améliorer
• Mise en place du tri sélectif sur le village
Navettes bus pour se rendre sur les départs des courses
• Utilisation de rampes à eau sur les ravitaillements pour limiter l’utilisation des bouteilles plastiques
Balisage écologique

Focus sur 3 actions que nous mettons en place

140 000 bouteilles plastiques en moins et un objectif  : le 0 bouteille plastique

La gestion de l’eau sur la course est une thématique qui nous tient à cœur. Notre souhait est de réduire au maximum le nombre de bouteilles plastiques utilisées sur le parcours et d’atteindre le 0 bouteille plastique sur l’évènement

Dès la création de la course, nous avons installé des rampes à eau sur les ravitaillements afin de réduire au maximum ces déchets pour l’eau plate.
Nous avons également fait attention à positionner ces ravitaillements à proximité des points d’eau, ce qui explique par exemple que nous ne souhaitons pas en mettre au sommet du Mont Baron.

Ces efforts constants et réguliers nous avait déjà permis d’éviter l’utilisation de 140 000 bouteilles mais jusqu’à cette année, il restait encore plusieurs points qui nous posaient problèmes.
Nous n’avions par exemple pas d’accès à l’eau potable au sommet du Semnoz ainsi que sur la ligne d’arrivée

Grace à un travail menée avec le Grand Annecy, nous aurions normalement été en mesure de ne pas utiliser une seule bouteille d’eau en 2020, grâce à l’utilisation de réserves d’eau en cuve au sommet du Semnoz et la mise à disposition de nouveau point d’eau sur la ligne d’arrivée.
Nous avions également prévu de proposer de la limonade et du cola bio en fût sur certains ravitaillements.
2020 aurait du nous permettre de réaliser ce projet qui nous tenait à cœur, mais il faudra attendre un an de plus pour pouvoir le mettre en œuvre !

 

Une réflexion poussée sur les parcours et une co-construction

Que voyez vous sur cette image ?
Un coureur qui se fait plaisir? Pas seulement!

Depuis 10 ans nous avons à cœur de faire profiter aux coureurs du magnifique terrain que nous avons autour d’Annecy.
Nous sommes également préoccupés par la préservation des sentiers que nous empruntons. En accord avec les différents gestionnaires des espaces traversés (réserve, parc, ONF…) nous pouvons être amené à faire des travaux de tronçonnages, de remise en états de sentiers ou de création de passerelles pour la préservation de milieux humides comme l’on voit sur cette photo!

Lorsque nous traçons les parcours, nous faisons également attention à alterner les sentiers utilisés d’une année à l’autre mais aussi entre les courses.
Sur le secteur final du Mont Veyrier et Mont Barron, où toutes les courses passes, nous utilisons par exemple des chemins différents en fonctions des courses pour limiter le piétinement et l’érosion des chemins à votre passage.

Nous travaillons également avec ASTER (le Conservatoire d’Espace naturels Haute Savoie) pour réaliser un diagnostic écologique des parcours. Cette étude permettra de définir en fonction du tracé, de l’heure et de la fréquence de passage des coureurs quelles sont les zones les plus sensibles et voir s’il est opportun de modifier les parcours.

Le jour de l’évènement, ce travail de fond n’est pas forcement visible mais il influe énormément sur votre course

Le balisage sur le parcours : une charte interne et du balisable ré-utilisé pendant 10 ans

Le balisage sur une course est un point névralgique!
Si tout se passe bien, cela passe inaperçu mais si il y a un dysfonctionnement, les conséquences peuvent être très importantes : du simple détour, à la mise en danger des coureurs en passant par un chamboulement complet du classement.
Et pourtant les risques d’erreurs sont nombreux : débalisage quelques minutes avant la course, changement rapide de météo et dégradation de la visibilité, non prise en compte d’une intersection qui parait logique pour le baliseur, erreur des coureurs qui ne sont plus lucides…

Alors comment gérer tous ces enjeux, sans défigurer durablement les sentiers à coup de bombes de peinture indélébile?
Au sein de la MaXi-Race, nous avons une charte du balisage interne et nous faisons des formations régulières auprès du staff.
– Nous utilisons principalement des bandes de tissus ou des jalonettes que nous installons la veille de la course et que nous retirons dès le dernier coureur passé pour que l’on puisse les réutiliser les années suivantes.
– Nous positionnons un maximum de volontaires aux intersections et si nous sommes obligés d’utiliser du marquage au sol, nous utilisons seulement des pigments d’argiles.
– Nous demandons également aux baliseurs de faire ce marquage sur un terrain meuble comme de la terre et pas sur des arbres ou des cailloux où les traces mettent plus de temps à s’effacer.

Même si cela implique un risque plus important de débalisage et une mise en place plus longue, nous sommes convaincus que cela est nécessaire et important pour qu’il y ait le moins de trace possible de notre passage après la course !!